Circulations douces et transports

Le vélo

PLAN VELO 2018

PLAN VELO 2018

PLAN VELO 2018

Le 14 septembre 2018, le Premier ministre a présenté avec les ministres de la Transition écologique et solidaire le plan vélo 2018 qui avait été commandé lors des assises de la mobilité en 2017. L’objectif affiché est de passer de 2,7% des déplacements en vélo à 9% (lire document).

Le rapport 2018 sur l’intérêt et la place du vélo dans l’espace public, tout comme les freins à son usage, n’apporte rien de nouveau. En effet, sa première partie reprend quasiment à l’identique le diagnostic que les associations de promotion du vélo font depuis le début des années 2000 (lire ici).

Ainsi, il est toujours utile de rappeler que la pratique du vélo a des effets bénéfiques sur la santé, la transition écologique et énergétique. Elle favorise un aménagement des villes plus convivial, une mobilité au moindre coût, la création d’emplois… Elle apporte une réponse adaptée aux déplacements du quotidien (60% de nos trajets font moins de 5 km).

Mais, il faut également souligner que l’insuffisance et les discontinuités des aménagements cyclables sécurisés, les vols de vélos, le cadre législatif et réglementaire, les habitudes et représentations culturelles et le déficit d’image… n’incitent pas à l’usage du vélo.

ENDEMA93 a participé à l’élaboration du baromètre de la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) (lire ici). Le plan vélo 2018 reprend une bonne part des propositions des associations et se décline en 4 axes.

  • L’aménagement d’infrastructures avec la création d’un fond de 350 M€, le renforcement de la planification des réseaux structurants pour les mobilités actives, un appel à projet « vélos et territoires » organisé par l’ADEME (lire ici) et dont les collectivités locales doivent se saisir…
  • Le renforcement de la lutte contre le vol avec la généralisation du marquage par les fabricants et une inscription au fichier national, un renforcement des aménagements sécurisés dans les gares et lieux publics, la mise au point par les forces de l’ordre d’un plan de lutte contre le vélo…
  • La création d’un cadre incitatif à l’usage du vélo par la création d’un forfait mobilité durable pour tous les salariés pouvant aller jusqu’à 400 €, le maintien de l’indemnité kilométrique vélo (IKV), le soutien à l’achat d’un vélo électrique…
  • Le développement d’une culture vélo à travers l’éducation des plus jeunes, par l’organisation d’évènements, par l’intégration des enjeux liés au vélo dans une politique générale de développement de la pratique du vélo…

Toutes les déclarations favorables aux déplacements doux sont les bienvenues, mais ENDEMA93 relève que la réalisation de ces mesures est laissée à la bonne volonté des collectivités locales. Notre association est force de proposition et nous avons fait valoir, à travers nos avis sur les documents d’urbanisme des villes de notre territoire, les besoins d’aménagements cyclables.

Si parfois nous avons reçu un accueil critique ou perçu une franche mauvaise volonté, nous avons le plus souvent été écoutés lorsque nous avons présenté aux élu(e)s nos projets, mais les réalisations ne suivent pas. La pauvreté des aménagements cyclables des 7 communes constituant notre territoire est patente.

Ce plan vélo 2018 fait des propositions claires. Dès à présent, dans le cadre du projet « vélos et territoires » de l’ADEME, les collectivités territoriales doivent déposer un dossier pour bénéficier des financements et s’engager à développer les aménagements indispensables à la pratique du vélo. Ce plan offre des possibilités qu’il faut saisir, ENDEMA93 demande à chaque commune et au territoire Grand Paris Grand Est de prendre conscience de l’importance du problème des déplacements dans nos zones d’habitat dense, il est de leur responsabilité de mettre en œuvre les mesures présentées.